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| "AU
SANGLIER QUI FUME" |
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| Si
vous avez participé de près ou de loin à l’histoire
du Sanglier qui Fume écrivez-nous,
votre témoignage nous est précieux. De nombreux clients
et/ou amis ont apporté leur pierre à la réalisation
de cet établissement par leur aide, leur conseil, leur rayonnement
en tant qu’artistes (peintre, écrivain, poète …)
ou simples amoureux du lieu. Si vous avez des photos, des films, des vidéos
… tout ce qui nous permettrait de reconstituer l’histoire
de cette maison nous intéresse. |
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TEMOIGNAGES |
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| 1945
- Paul Thévenin (1915-1981) et Lucienne Roquefère (1921-1968)
son épouse, vont donner son âme à cette auberge. Alors
jeune couple avec deux petits garçons, Frank (4 ans) et Joël
(2 ans) , ils ont acheté avec l’aide des parents de Lucienne
une petite cantine sur le bord de la route à M. et Mme Leriche
qui eux–même la tenaient de M. Gaillard se nommant «
Au sanglier qui fume » ou Cantine d’Ouirgane. M. Gaillard
possédait une ferme d’un lot de colonisation et il y faisant
son vin, il leur avait cédé la cantine : quelques baraquements
et constructions avec la parcelle au bord de la route, près du
pont d’Ouirgane. |
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| Pour
accueillir ces résidents il a fallu ajouter des chambres et c’est
derrière l’ancienne porcherie qu’a été
construit un bâtiment en pisé pour faire hôtel (chambres
n°1 à 7) puis le poulailler a été déplacé,
on y a gagné la chambre n°8 (actuellement n°5). L’ancienne
chambre n°9 dans le prolongement des bâtiments de la vielle
auberge a longtemps servi aux garçons, Frank et Joël, qui
y accueillaient aux vacances cousins et amis et la chambre n°10 à
coté faisait dortoir des filles (qui se souvient du petit trou
dans le mur ?). |
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| Au
début des années 60 grand chantier au Sanglier qui Fume
: la piscine. Un grand bassin de 17m de long par 14m de large et 1m de
profondeur au plus haut qui descend en pente régulière pour
atteindre 2,50 m au plus bas. La fierté de Paul qui voulait suffisamment
d’espace pour pouvoir nager. Les travaux avancent avec les conseils
précieux de «Mimile » de la base aérienne de
Marrakech. Des amis fournissent le plongeoir : une grande planche de bois
de marine qu’on recouvre de sacs en toile de jute cousus entre eux,
pour la rendre antidérapante. Il y a eu alors quelques beaux concours
de plongeons. Et beaucoup y ont fait leur apprentissage comme plus tard
l’actrice française Bernadette L. à qui Paul apprit
à plonger. On chauffait même l’eau (glacée et
renouvelée toute les semaines) avec deux poêles à
bois puis à mazout, immergés et leurs grandes cheminées
sortaient à côté des échelles, puis par la
suite dans les années 70 avec le principe du chauffage central,
des tuyaux d’eau chaude parcouraient la moitié du bassin. |
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| Puis
Olga qui était très attachée à Lucienne partira,
la clientèle change, la maison connaît des difficultés
financières, la maladie de Lucienne a coûté cher et
elle a laissé une petite fille de huit ans, Annick, qu’il
faut instruire. |
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| Hélène
veut poursuivre seule l’exploitation du Sanglier qui fume après
la mort de Paul en orientant son activité sur la restauration de
groupes touristiques et abandonne progressivement l’hôtellerie.
La maison vieillit, il n’y a plus ni investissement ni entretient
ou si peu. Hélène fait de l’exploitation à
court terme, cependant l’activité semble prospère
jusqu’à la guerre du Golf. On la voit assistée d’un
certain Mehdi, un homme plus jeune qui l’aurait séduite pour
son malheur et celui de la maison qu’il pille copieusement. |
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| 17
août 1995 19 heures : une crue catastrophique consécutive
à un gros orage de montagne dévaste la vallée (en
même temps que l’Ourika) et détruit le Sanglier qui
fume en grande partie, avec le pont d’Ouirgane. Annick et son époux
Richard, après une première visite en mai, en réponse
à l’appel des employés, sont là. Ils sont décidés
à ne pas abandonner les employés, beaucoup d’entre
eux sont âgés et connaissent Annick depuis son enfance. Le
bilan après la crue est catastrophique, l’activité
est quasiment nulle et il ne reste que des ruines. Tant de souvenirs restent
attachés à cette maison que Richard et Annick, submergés
par l’émotion, décident de tenter le sauvetage, que
l’œuvre de la vie des parents d’Annick ne soit pas ainsi
réduite à néant par tant d’adversité.
Devant un tel désastre tout le monde sait qu’il va falloir
retrousser ses manches et travailler dur. Chacun va y mettre du sien et
consentir de gros efforts. C’est la volonté de toute l’équipe
dynamisée par Richard qui va la porter. Richard et Annick prennent
la responsabilité du Sanglier qui fume et commencent toutes les
démarches pour en régulariser la situation. Leurs activités
en France les obligent à rentrer et à laisser de nouveau
les employés seuls tout en faisant des navettes régulières
pour suivre les travaux de remise en état. Mais il faut quelqu’un
sur place. Des gérants se proposent. |
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| Bonjour
C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai découvert votre site et l’historique du « Sanglier qui fume », et pour cause. En effet, j’ai eu l’occasion, enfant de passer beaucoup de temps et me rappelle les moments partagés avec Paul et Hélène jusqu’aux dernières vacances. Je crois que je n’ai jamais oublié ni les odeurs ni les images et que partout où je suis allé, il resté un quelque chose de cet endroit magique que vous avez eu la force et le courage de reprendre et sauver. Pour cela merci. Il est vrai que lorsqu’on est enfant, cet endroit représente une aire de jeux formidable mais également un lieu d’apprentissage de la vie. Oui, j’ai « grandi » dans cet univers. Il faut dire que Paul et Hélène étaient devenus de véritables amis de mes parents – et pour mon frère et moi, notre tonton et notre tata, avec qui nous partagions des moments de bonheur et de joie. Que de Noëls, que d’anniversaires, que de rendez-vous de chasse…tous ces moments qui ont malheureusement pris fin… C’est dans ce lieu magique où nous avons fait, mon frangin et moi-même nos premiers pas dans une cuisine de restaurant (quelques anecdotes en souvenirs), et nous retrouvions Paul au petit matin (d’ailleurs, c’était le seul endroit et les seuls moments où nous étions capables de nous lever si tôt, sans réveil). Après un petit déjeuner, petit tour de la roseraie, un petit coucou au sanglier et à son ami le singe…pour aller après quelques pas dans l’atelier ou encore discuter avec le vendeur de pierre à l’entrée…avant de s’atteler à des tâches plus sérieuses. Et oui, que de souvenirs qui restent encore bien présents. Mais vous devez certainement vous demander qui vous transmet ce message. Je suis Didier Bermudez, né, élevé au Maroc et résidant en France depuis prés de 20 ans, aujourd’hui prés d’Orléans. Le temps passe, mais bien trop vite. Aujourd’hui Papa, je viendrai, très prochainement, avec ma femme et mon petit garçon pour leur montrer ce lieu magique dont je leur parle depuis fort longtemps avec toujours beaucoup d’émotions. Je dois d’ailleurs même vous faire une confidence…Avant que j’apprenne que vous aviez repris la gestion (il y a un an à peine), j’avais évoqué avec mon frère et mon père qu’un jour je retournerai au Maroc pour le Sanglier qui fume. Ce n’est plus la peine, car je sais aujourd’hui qu’il est entre de bonnes mains… Merci encore A très bientôt Didier Bermudez |
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En
jouant sur Internet à rechercher les lieux de l'enfance, je me
suis retrouvée à citer le nom du Sanglier qui fume...
Et mille jolis souvenirs sont arrivés..avec un peu du parfum des figuiers où je grimpais pour me gaver de fruits murs... C'était en 1956 je crois, et nous étions installés au Maroc depuis deux ans à peine et, pour moi , agee de 11 ans,la transition avec le climat français était très lourde. Mes parents disaient...
cette petite est paresseuse.. Et il fut décidé de m'envoyer à Ouirgane... Le rève. Le paradis.. Paul Thevenin avec ses moustaches à la Brassens et surtout, surtout Lucienne. Je me souviens d'elle d'une façon très précise. Elle était très douce, belle et avait une peau blanche ,étonnante pour un pays de soleil. Et je l'admirais tant car
elle était à mes yeux si élégante avec ses
sarouals noirs.. Encore aujourd'hui, après tant d'années bien que vivant dans un autre pays je porte ces meme sarouals , que je trouve si élégants, et l'image de Lucienne me reviens à chaque fois... Je pense, après avoir lu la présentation de l'auberge que vous etes ses enfants et je tenais à vous écrire ces quelques lignes.. Vous voudrez bien excuser les erreurs d'accents.. Je vis en Italie depuis 1971 après avoir laissé la Royal Air Maroc et je ne trouve jamais les accents circonflexes sur le computer... Je pense faire u n petit tour au Maroc et je passerais surement par ici..... A bientot, peut-etre |
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Bonjour
les marcassins,
C'est avec émotion
que je viens de découvrir, sur le Les joyeuses ballades
autour d'Ouirgane, le tir à Annick et Richard, je
vois que depuis mon dernier Recevez nos pensées
affectueuses. A bientôt peut-être, Caco (Charles) et Annette
Rosmann - "Lasaouguette" - PS: Annick, demande à
tes frères s'ils se souviennent, NB : Je relance de message
car je n'ai pas eu |
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| «Au
Sanglier qui fume» Hôtel restaurant du Haut-Atlas Km 61,5 route
Marrakech - Taroudant Ouirgane par 42150 Marrakech - Maroc Téléphone : +212 24 48 57 07 - Fax : +212 24 48 57 09 - E-mail: sanglier@menara.ma |