"AU SANGLIER QUI FUME"
Hôtel Restaurant du Haut Atlas

Si vous avez participé de près ou de loin à l’histoire du Sanglier qui Fume écrivez-nous, votre témoignage nous est précieux. De nombreux clients et/ou amis ont apporté leur pierre à la réalisation de cet établissement par leur aide, leur conseil, leur rayonnement en tant qu’artistes (peintre, écrivain, poète …) ou simples amoureux du lieu. Si vous avez des photos, des films, des vidéos … tout ce qui nous permettrait de reconstituer l’histoire de cette maison nous intéresse.

HISTORIQUE

TEMOIGNAGES


1945 : La Cantine d’Ouirgane

Les débuts de l’hôtellerie

Années 60 : la Piscine

Années 70

L’après Paul

1995 : La reprise après la destruction

Témoignage 1

Témoignage 2

Témoignage 3

 


1945 : La Cantine d’Ouirgane

1945 - Paul Thévenin (1915-1981) et Lucienne Roquefère (1921-1968) son épouse, vont donner son âme à cette auberge. Alors jeune couple avec deux petits garçons, Franck (4 ans) et Joël (2 ans) , ils ont acheté avec l’aide des parents de Lucienne une petite cantine sur le bord de la route à M. et Mme Leriche qui eux-mêmes la tenaient de M. Gaillard se nommant « Au sanglier qui fume » ou Cantine d’Ouirgane. M. Gaillard, agriculteur, avait acheté une parcelle le long de la rivière à la famille N'Jar pour y faire une ferme et il y faisant son vin, puis il en avait cédé une partie, la cantine : quelques baraquements et constructions avec la parcelle au bord de la route, près du pont d’Ouirgane.
Cette route alors n’était qu’une piste mais cependant l’axe principal reliant Marrakech à Agadir, ouvrant la porte du Sud, elle était vitale à l’activité minière, donc très passagère. De nombreux établissements, assez polyvalents, tenus par des européens, la jalonnaient pour permettre aux véhicules chargés de marchandises, soumis à rude épreuve par l’ascension de ce col du Tizi N’Test de refroidir, de faire le plein de carburant ou de recevoir une réparation de fortune. Quant aux passagers ils faisaient là une halte reconstituante avec un point d’eau pour se dépoussiérer, un bar pour se désaltérer, un repas chaud et éventuellement un lit si une panne, l’arrivée de la nuit ou les intempéries, empêchaient la poursuite du voyage. Il y avait là, outre la «cantine », une pompe à essence, l’agence postale avec téléphone : la «cabine Ouirgane » et le bureau de tabac.
C’est ainsi qu’a commencé l’histoire du Sanglier qui Fume avec pour vocation l’aide aux voyageurs soumis aux conditions difficiles d’un voyage ressemblant plutôt à une expédition. Il s’est souvent retrouvé centre de premier secours, seul relais avec la civilisation pour des gens mis en situations extrêmes. C’était alors une vie de pionniers. Lucienne se retrouvait souvent dans la situation d’infirmière, Paul luttait avec toutes les difficultés techniques pour apporter tout le confort de la vie moderne dans un endroit où on ne peut compter que sur soi (eau courante, électricité, chauffage, … et une table qui valait le détour). Ils devaient constamment faire preuve d’ingéniosité. Des groupes d’amis ont commencé à venir y passer le dimanche et on y dansait sous les arbres et la tonnelle. Les marrrakchis fuyant la fournaise venaient dans la montagne chercher un air respirable, les climatiseurs n’étant pas alors très répandus. (Qui a fait un tour dans l’arbre creux ? )
A l’époque les étrangers ne rentraient pas tous en Europe pour les vacances et souvent femmes et enfants passaient l’été dans cette station climatique en provenance d’Agadir, de Safi, de Casa ou même de Rabat. Paul vous y accueillait par un tonitruant « Bonjour mon frère, bonjour ma sœur » qui vous mettait tout de suite dans l’ambiance, Lucienne veillait au confort de chacun. Il y avait des animaux partout. Les gens disaient « C’est la maison du bon Dieu ».


Les débuts de l’hôtellerie

Pour accueillir ces résidents il a fallu ajouter des chambres et c’est derrière l’ancienne porcherie qu’a été construit un bâtiment en pisé pour faire hôtel (chambres n°1 à 7) puis le poulailler a été déplacé, on y a gagné la chambre n°8 (actuellement n°5). L’ancienne chambre n°9 dans le prolongement des bâtiments de la vielle auberge a longtemps servi aux garçons, Frank et Joël, qui y accueillaient aux vacances cousins et amis et la chambre n°10 à coté faisait dortoir des filles (qui se souvient du petit trou dans le mur ?).
1955 Puis une entreprise de construction d’Agadir a élevé des bâtiments aux structures préfabriquées en forme de demi tube dans lesquelles ont été installées les chambres 11 à 14 pour le séjour de ses cadres.
Il y avait des tournois mémorables de ping-pong, de volley-ball, de pétanque, les montagnes retentissaient du cri de victoire des gagnants. Paul vous faisait des démonstrations de jokary, vous emmenait en promenade, à la chasse et à la pêche.
A cette époque jusqu’aux au début des années 60 on se baignait dans la citerne pompeusement appelée château d’eau, dans les gorges du N’Fis ou aux cascades de Tassa-Ouirgane, aujourd’hui disparues, emportées dans la crue du 17 août 1995. Les enfants confectionnaient dans le lit de l’oued, en bas du jardin, des barrages en empilant des pierres pour aménager ainsi des retenues d’eau où se baigner. De nos jours l’oued ne coule plus de tout l’été : avancée de la désertification ou réchauffement du climat et augmentation des besoins. Il est entièrement détourné en amont par les séguias qui apportent l’eau aux cultures et aux villages.



Années 60 : La piscine

Au début des années 60 grand chantier au Sanglier qui Fume : la piscine. Un grand bassin de 17m de long par 14m de large et 1m de profondeur au plus haut qui descend en pente régulière pour atteindre 2,50 m au plus bas. La fierté de Paul qui voulait suffisamment d’espace pour pouvoir nager. Les travaux avancent avec les conseils précieux de «Mimile » de la base aérienne de Marrakech. Des amis fournissent le plongeoir : une grande planche de bois de marine qu’on recouvre de sacs en toile de jute cousus entre eux, pour la rendre antidérapante. Il y a eu alors quelques beaux concours de plongeons. Et beaucoup y ont fait leur apprentissage comme plus tard l’actrice française Bernadette L. à qui Paul apprit à plonger. On chauffait même l’eau (glacée et renouvelée toute les semaines) avec deux poêles à bois puis à mazout, immergés et leurs grandes cheminées sortaient à côté des échelles, puis par la suite dans les années 70 avec le principe du chauffage central, des tuyaux d’eau chaude parcouraient la moitié du bassin.
A cette époque régnait à la réception Olga, « Madame Olga », d’origine hongroise elle parlait de nombreuses langues. Elle avait fuit Budapest et était devenue apatride. Un personnage chaleureux et attachant que Lucienne avait engagé pour la seconder quand la venue d’Annick, leur troisième enfant, s’était annoncée (1959). Une forte personnalité, la seule à tenir tête à Paul.
1968 Décès de Lucienne Thévenin à l’âge de 46 ans d’un cancer, une page se tourne sur l’histoire du Sanglier qui Fume, elle emporte un peu de la joie de la maison, on y dansera moins. Ce ne sera plus l’ambiance de fête permanente.


Années 70

Puis Olga qui était très attachée à Lucienne partira, la clientèle change, la maison connaît des difficultés financières, la maladie de Lucienne a coûté cher et elle a laissé une petite fille de huit ans, Annick, qu’il faut instruire.
Le début des années 70 provoque le départ de beaucoup de familles d’étrangers devant l’obligation qui leur est faite de marocaniser leur entreprise, il faudra trouver une autre clientèle Au Sanglier qui Fume. Début du tourisme de masse avec le passage des autocars du Club Med. Les années 70 sont marquées par le démarrage de cette nouvelle activité que sont les voyages en autocar avec la restauration de groupes touristiques qui prendra toute son ampleur dans les années 80.
Paul cherche quelqu’un pour l’épauler dans la gestion du Sanglier qui Fume, hommes, femmes, couples se succèdent sans apporter de solution miracle et Paul se débat dans les difficultés. Louss apportera un peu de douceur dans sa solitude mais sans combler totalement le vide.
Puis arrive Hélène dans sa blondeur flamboyante et sa silhouette de Walkyrie. Passion dévorante et explosive. Elle est comptable et va mettre de l’ordre dans les affaires. Sa gestion rigoureuse et sans état d’âme va enfin redresser la barre. Elle fait édifier sa maison d’habitation derrière le Sanglier. Ils se marient en juillet 1975. Elle va développer les relations avec les agences de voyages pour la restauration de groupes.
1978 Electrification de la commune d’Ouirgane. Jusqu’alors les soirées devenaient privées dès que le groupe électrogène s’éteignait, souvent tôt quand le patron, fatigué par une longue journée, vous y invitait par un tonitruant «on bouffe, on se couche ». Il fallait alors se précipiter pour allumer les bougies ou demander une lampe à gaz pour continuer une partie de cartes.
Mais c’est un combat sans merci qu’Hélène va livrer avec tout ce qui a fait la vie de Paul, avec tout ce qu’il était. Le vieux sanglier solitaire n’y survivra pas. Il tombe malade en voyage en Espagne en juillet 1981 et il décède en France fin septembre 1981 à l’âge de 65 ans.


L’après Paul

Hélène veut poursuivre seule l’exploitation du Sanglier qui fume après la mort de Paul en orientant son activité sur la restauration de groupes touristiques et abandonne progressivement l’hôtellerie. La maison vieillit, il n’y a plus ni investissement ni entretient ou si peu. Hélène fait de l’exploitation à court terme, cependant l’activité semble prospère jusqu’à la guerre du Golf. On la voit assistée d’un certain Mehdi, un homme plus jeune qui l’aurait séduite pour son malheur et celui de la maison qu’il pille copieusement.
L’activité de la maison est très liée à la personnalité de l’hôte et si Hélène attire la clientèle par sa présence aimable et accueillante après son départ sans crier gare en 1992, c’est la chute inéluctable.
Les employés, voulant garder leur outil de travail essayent de fonctionner en autogestion mais les difficultés sont trop importantes, ils n’arrivent pas à assurer leurs salaires et recherchent de l’aide. Ils réussissent à contacter les héritiers, les enfants de Paul et Lucienne, Franck, Joël et Annick ayant chacun leur activité professionnelle en France.


1995 : La reprise après la destruction

17 août 1995 19 heures : une crue catastrophique consécutive à un gros orage de montagne dévaste la vallée (en même temps que l’Ourika) et détruit le Sanglier qui fume en grande partie, avec le pont d’Ouirgane. Annick et son époux Richard, après une première visite en mai, en réponse à l’appel des employés, sont là. Ils sont décidés à ne pas abandonner les employés, beaucoup d’entre eux sont âgés et connaissent Annick depuis son enfance. Le bilan après la crue est catastrophique, l’activité est quasiment nulle et il ne reste que des ruines. Tant de souvenirs restent attachés à cette maison que Richard et Annick, submergés par l’émotion, décident de tenter le sauvetage, que l’œuvre de la vie des parents d’Annick ne soit pas ainsi réduite à néant par tant d’adversité. Devant un tel désastre tout le monde sait qu’il va falloir retrousser ses manches et travailler dur. Chacun va y mettre du sien et consentir de gros efforts. C’est la volonté de toute l’équipe dynamisée par Richard qui va la porter. Richard et Annick prennent la responsabilité du Sanglier qui fume et commencent toutes les démarches pour en régulariser la situation. Leurs activités en France les obligent à rentrer et à laisser de nouveau les employés seuls tout en faisant des navettes régulières pour suivre les travaux de remise en état. Mais il faut quelqu’un sur place. Des gérants se proposent.
Avril 1996 - avril 1997 Bernard et Sandrine vont gérer le Sanglier qui fume. L’activité reprend avec la restauration.
Mai 1997 – mai 1998 Ils sont remplacés par Christian et Françoise. La piscine est réduite, rénovée et remise en fonction, un système de filtration continue est installé. Au printemps 1998 le téléphone est réinstallé à Ouirgane après de nombreuses années d’absence.
Juin 1998 Richard est là, la décision est prise : seuls les propriétaires pourront remettre sur pied cette affaire en la gérant eux-mêmes.
Août 1998 Richard et Annick s’installent au Sanglier qui fume avec leur deux filles, Estelle et Lore, qui sont alors respectivement âgées de 15 et 13 ans.
Les travaux de remise en état avancent alors plus vite. Richard a à cœur de relancer l’hôtellerie et remet en fonctionnement les dernières chambres détruites par la crue qui n’avaient pas encore été refaites et finit la renumérotation de chambres n°7 à 9. La clientèle ne demande qu’à revenir et à les encourager. Les talents de décorateur de Richard peuvent alors s’exprimer sur les chambres n°18 à 23 soit six chambres d’un genre nouveau, sur moins de quatre ans, tout en continuant les autres rénovations criantes : électricité, plomberie, toitures et notamment les cuisines. Et il faut faire disparaître le chaos de rochers arrivé avec la crue où s’étalaient jadis les jardins, la fierté de Paul, qu’il avait élaborés patiemment pendant trente-cinq ans, avec quantité d’essences rares, disparus en un instant le 17 août 1995. L’activité se consolide, moins de groupes touristiques le midi, plus de particuliers qui aiment séjourner.
11 septembre 2001 l’économie est ébranlée, le tourisme au Maroc en subit évidemment le contrecoup, l’onde de choc atteint le Sanglier qui fume bien sûr, mais il s’est renforcé.
Le programme de rénovation n’est pas encore terminé. Mais la maison a une âme et une histoire. Elle a retrouvé du charme et de nouveau il fait bon y vivre. La gentillesse de tout le personnel ne s ‘est jamais démentie et l’accueil et la convivialité en sont toujours les maîtres mots
.

     
Témoignage 1
     
Bonjour

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai découvert votre site et l’historique du « Sanglier qui fume », et pour cause. En effet, j’ai eu l’occasion, enfant de passer beaucoup de temps et me rappelle les moments partagés avec Paul et Hélène jusqu’aux dernières vacances. Je crois que je n’ai jamais oublié ni les odeurs ni les images et que partout où je suis allé, il resté un quelque chose de cet endroit magique que vous avez eu la force et le courage de reprendre et sauver. Pour cela merci.

Il est vrai que lorsqu’on est enfant, cet endroit représente une aire de jeux formidable mais également un lieu d’apprentissage de la vie. Oui, j’ai « grandi » dans cet univers. Il faut dire que Paul et Hélène étaient devenus de véritables amis de mes parents – et pour mon frère et moi, notre tonton et notre tata, avec qui nous partagions des moments de bonheur et de joie.

Que de Noëls, que d’anniversaires, que de rendez-vous de chasse…tous ces moments qui ont malheureusement pris fin…

C’est dans ce lieu magique où nous avons fait, mon frangin et moi-même nos premiers pas dans une cuisine de restaurant (quelques anecdotes en souvenirs), et nous retrouvions Paul au petit matin (d’ailleurs, c’était le seul endroit et les seuls moments où nous étions capables de nous lever si tôt, sans réveil). Après un petit déjeuner, petit tour de la roseraie, un petit coucou au sanglier et à son ami le singe…pour aller après quelques pas dans l’atelier ou encore discuter avec le vendeur de pierre à l’entrée…avant de s’atteler à des tâches plus sérieuses.

Et oui, que de souvenirs qui restent encore bien présents.

Mais vous devez certainement vous demander qui vous transmet ce message.

Je suis Didier Bermudez, né, élevé au Maroc et résidant en France depuis prés de 20 ans, aujourd’hui prés d’Orléans. Le temps passe, mais bien trop vite. Aujourd’hui Papa, je viendrai, très prochainement, avec ma femme et mon petit garçon pour leur montrer ce lieu magique dont je leur parle depuis fort longtemps avec toujours beaucoup d’émotions. Je dois d’ailleurs même vous faire une confidence…Avant que j’apprenne que vous aviez repris la gestion (il y a un an à peine), j’avais évoqué avec mon frère et mon père qu’un jour je retournerai au Maroc pour le Sanglier qui fume. Ce n’est plus la peine, car je sais aujourd’hui qu’il est entre de bonnes mains…

Merci encore A très bientôt

Didier Bermudez

     
Témoignage 2
     
En jouant sur Internet à rechercher les lieux de l'enfance, je me suis retrouvée à citer le nom du Sanglier qui fume...
Et mille jolis souvenirs sont arrivés..avec un peu du parfum des figuiers où je grimpais pour me gaver de fruits murs...

C'était en 1956 je crois, et nous étions installés au Maroc depuis deux ans à peine et, pour moi , agee de 11 ans,la transition avec le climat français était très lourde.

Mes parents disaient... cette petite est paresseuse..
Non ! tout simplement..j'avais chaud..

Et il fut décidé de m'envoyer à Ouirgane...

Le rève. Le paradis..
Il y avait plein de petits ruisseaux.. de fleurs et les animaux.
.
Les chambres dans les bungalows, blanchies à la chaux avec une petite odeur d'humidité qui , loin d'etre désagréable en accentuait la fraicheur..
.
Nif Nif le porc épic.....La douce chienne de chasse qui avait élevé des petits renards et ces derniers qui revenaient de temps en temps épie r derrière les talus..La grande cheminée...Olga..

Paul Thevenin avec ses moustaches à la Brassens et surtout, surtout Lucienne.

Je me souviens d'elle d'une façon très précise. Elle était très douce, belle et avait une peau blanche ,étonnante pour un pays de soleil.

Et je l'admirais tant car elle était à mes yeux si élégante avec ses sarouals noirs..

Mes onze ans la voyaient comme une reine silencieuse..

Encore aujourd'hui, après tant d'années bien que vivant dans un autre pays je porte ces meme sarouals , que je trouve si élégants, et l'image de Lucienne me reviens à chaque fois...

Je pense, après avoir lu la présentation de l'auberge que vous etes ses enfants et je tenais à vous écrire ces quelques lignes..

Vous voudrez bien excuser les erreurs d'accents.. Je vis en Italie depuis 1971 après avoir laissé la Royal Air Maroc et je ne trouve jamais les accents circonflexes sur le computer...

Je pense faire u n petit tour au Maroc et je passerais surement par ici..... A bientot, peut-etre

     
Témoignage 3
     
Bonjour les marcassins,

C'est avec émotion que je viens de découvrir, sur le
net, l'historique du "Sanglier qui fume". Que de
souvenirs...j'étais alors jeune adolescent... autour des
années 55, Paul et Lucienne étaient des amis proches de
mes parents Serge ( le décorateur du bar) et Lola Rosmann.
Nous habitions Marrakech et nous montions tous les
week-end à Ouirgane, Paul nous rendait visite
hebdomadairement, lorsqu'il descendait à la ville avec sa
camionnette, elle aussi décorée par mon père, pour le
ravitaillement de l'auberge.

Les joyeuses ballades autour d'Ouirgane, le tir à
l'arc ou à la carabine avec Franck et Joël, les baignades
au château d'eau..., mais aussi les caméléons dans les
lustres de la salle à manger, les cheminées tapissées
d'améthystes, les parties interminables de pétanque ou de
ping-pong à l'ombre du grand arbre (micocoulier?) qui
était à l'entrée de l'auberge et sous lequel on dressait
parfois une grande table pour déjeuner entre amis ( j'ai
une photo que je vous enverrai ). Paul, au regard vif,
toujours jovial et à la voix tonitruante, sa bouffarde
plantée au coin de ses moustaches et Lucienne, l'eau
calme, la discrétion, quelle complémentarité de
tempéraments!

Annick et Richard, je vois que depuis mon dernier
passage à Ouirgane en 1995, vous avez repris
personnellement les rênes de l'auberge, bravo! c'est une
lourde tâche mais combien exaltante et je suis sur que
vous y arriverez. Préservez-nous ce petit coin de l'Atlas
chargé de souvenirs, ça vaut la peine ne serait-ce qu'au
nom de nos chers disparus.

Recevez nos pensées affectueuses. A bientôt peut-être,
In Challah!

Caco (Charles) et Annette Rosmann - "Lasaouguette" -
40250 Bergouey.

PS: Annick, demande à tes frères s'ils se souviennent,
en 1957, d'un voyage en voiture américaine ( Kaiser Henry
J ) entre Marrakech et Ouzouer s/Loire, huit à bord, une
tente de camping qui ressemblait à un chapiteau Pinder,
l'invasion de moustiques près de Valence. Enfin, une
épopée mémorable.

NB : Je relance de message car je n'ai pas eu
confirmation d'arrivée du premier j'en ai profité pour
corriger une paire de fautes d'orthographe et une date.

     

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Ouirgane par 42150 Marrakech - Maroc
Téléphone : +212 24 48 57 07 - Fax : +212 24 48 57 09 - E-mail: sanglier@menara.ma